Lorsque les membres du groupe partent à la recherche de nourriture, plusieurs femelles, généralement une pour 8 petits, restent auprès de ces derniers. Lorsqu’un danger est détecté, un individu lance l’alerte en émettant un cri aigu d’avertissement. Certains individus peuvent se dresser sur leurs pattes arrière pour évaluer la situation. Si le terrain permet une fuite facile, ils se dispersent et restent en contact grâce à leurs cris. Par contre, si la fuite n’est pas possible, tous les membres du groupe se rassemblent avec les plus jeunes au centre afin de les protéger.
Chaque individu recherche individuellement sa nourriture qui se compose principalement d’insectes mais aussi de fruits, de feuilles, de petits mammifères et de reptiles. Les mangoustes apprécient aussi dénicher des oeufs ou des escargots, elles vont alors utiliser leurs pattes avant afin de les projeter en arrière contre une surface solide. Cependant, lorsqu’une proie de taille conséquente est trouvée, comme un serpent par exemple, les mangoustes coopèrent pour en venir à bout. Les individus invalides ou âgés ne sont pas laissés de côté, la nourriture leur sera apportée par leurs congénères.
Pour de temps à autre avoir un accès privilégié à de la nourriture, les mangoustes rayées entretiennent une relation symbiotique avec des phacochères, aussi appelé sanglier des savanes. Ces derniers laissent les mangoustes se déplacer aisément sur leur corps pour les débarrasser des parasites et insectes qui les recouvrent. Ainsi elles soulagent les phacochères qui en retour leur offrent une certaine protection contre les prédateurs rien que par leur présence.